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La communication des résultats

Evaluer la participation en classe

Par la principale, publié le mercredi 22 octobre 2014 11:56 - Mis à jour le mercredi 22 octobre 2014 11:59

• Les objectifs de l’expérimentation

Il s’agit de valoriser par des outils rigoureux et précis la production et la participation orale en classe ; cette participation est déterminante pour l’acquisition de compétences, est primordiale pour la question de l’intégration sociale. Je souhaite :

  • former les élèves à développer la participation active pour les voir « agir sur » et « réagir » aux cours ;
  • lutter contre l’ennui, la stagnation, le décrochage par la valorisation d’une participation attentive et constructive ;
  • donner une image plus équilibrée des compétences de l’élève en évaluant tout autant ses prestations orales qu’écrites (et ainsi lutter contre certains déterminismes) ;
  • leur apprendre à communiquer à l’oral et développer les capacités à tenir et défendre un propos en public ;
  • limiter les effets de timidités subies ou fabriquées, d’intimidation, induits par les pratiques pédagogiques ;
  • développer le travail mutualisé et collégial des élèves et développer les solidarités.

• Les instruments de mesure

Grille d'évaluation d'expression orale (En document joint) - Collège Camus La Rochelle

1- La différenciation « oral/écrit » dans le bulletin comme c’est en usage en Langues permet aux élèves et aux parents de percevoir plus encore l’importance de la pratique orale en classe. Il faut les sensibiliser à l’importance d’une pratique longtemps ignorée ou cataloguée comme mineure dans le parcours de l’élève, qui produit trop par écrit pour trop peu produire à l’oral, afin de déconstruire des schémas erronés profondément ancrés, et aujourd’hui inadaptés ; les prévenir pour leur permettre de redéfinir de manière décisive leur perception de l’expression orale.

2- La grille d’évaluation de oral spontané (pdf joint) reprend la maquette de l’évaluation de la mise en scène et ressemble de loin à une cible ; le « cœur » de cette cible n’est pas à proprement parler le « 1000 »... puisque qu’il faut viser au-delà du cœur pour atteindre une note optimale. Il faut donc la penser en d’autres termes car la définir uniquement en terme de « cible » tendrait à indiquer que tous les élèves, de manière parfaitement équilibrée et égalitaire, prétendent atteindre dès à présent les mêmes fins par les mêmes moyens. Le chemin n’est pas si simple : certains doivent corriger la « posture » pour ensuite « bien faire », d’autres doivent « s’impliquer » pour « exister » dans le groupe. Il faut envisager des parcours comme autant de pistes que les élèves peuvent, ou doivent suivre pour corriger, améliorer et agir positivement sur le groupe-classe et sur l’enseignement.
La modélisation est donc trompeuse, et pourtant elle joue son rôle : la permanence de sa forme permet de rappeler à tout instant, avec sa présence affichée au mur de la salle, que ce sont des compétences à employer à tout moment ; ainsi stimulés, les élèves développent leurs compétences au-delà du champ de l’oralité.


Par ailleurs, cette forme de cible ne tombe pas des nues ; il existe bien des compétences « génériques »liées à la communication qui sont préalablement ciblées (mais, elles sont évaluées a priori positivementpour bénéficier d’un effet d’aspiration, de prise de risque, de confiance en soi) que les élèves doivent dépasser en situation. Il faut ajouter que le nombre des critères favorables doit être proportionnellement plus important que celui des critères défavorables pour, là encore, poursuivre et développer cette stratégie favorable au déploiement de toutes les ressources des élèves qui se disent toujours, fort justement, qu’ils sauront bien encore atteindre 2 ou 3 critères positifs de plus. Au principe de la cible, il convient donc d’associer celui des hémisphères gauche-droit avec des couleurs rouge-vert opposées : gauche pour exprimer les malus, droit pour présenter les bonus.
En clair, les élèves « partent » tous d’une note initiale positive (12-13/20) afin de suggérer le fait qu’ils sont préjugés valides pour cette pratique (et que le professeur les place en situation d’évaluation dès lors qu’il estime qu’ils ont tous atteint les compétences requises) ; cette mise en scène est nécessaire pour lesrassurer et/ou les stimuler ; un exposé des situations de frein et de progrès forme le catalogue des malus et des bonus. Ceux-ci se déploient en cercles concentriques à gauche et à droite ; leur éloignement de la note initiale annonce la valeur du débit ou du crédit. Le professeur évaluateur coche tous les bonus et malus observés in situ sur la période déterminée ; c’est la somme des malus + bonus + note initiale qui donne la note de participation orale spontanée pour la période.
[ NB. Ces résultats seront associés dans la moyenne aux évaluations d’oraux préparés (exposés, récitations, mise en scène d’extraits de théâtre...) ]

Lors de la remise de ces évaluations, un dialogue peut se révéler nécessaire avec le ou les élèves mis en échec. La pertinence de l’argumentation, sa performance à convaincre, peut en dernier lieu modérer, voire corriger en toute bonne foi, la note obtenue par la grille. À titre d’indication éclairante sur l’ergonomie de l’outil, la première évaluation (la participation orale pour le mois de septembre), consciencieuse, m’a pris une heure, pas plus ; la remise des évaluations avec explicitation du projet et des méthodes, moins d’une demi-heure : il ne s’agit donc pas d’une pratique plus « chronophage » qu’une autre, et qui devrait prouver son efficacité.

Collège Albert Camus la Rochelle

Café pédagogique

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2014/10/21102014Article635494737619111966.aspx

http://ww2.ac-poitiers.fr/meip/spip.php?article249

 

 

Pièces jointes